Chapitre 7 ... >1<

-----Les trois jours qui suivirent défilèrent avec une rapidité fulgurante. Amélie les vit à peine passer, toujours fourrée avec Enrique et toute la bande de jeunes qu'elle avait rencontré. Pour quelques uns, elle ne connaissait même pas leur nom, suivant les différents moments de la journée, certains partaient, d'autres arrivaient. Tous savaient qu'ils ne se reverraient probablement jamais ; pour le peu de temps qu'ils passeraient ensembles, ils n'avaient donc qu'un seul but : s'éclater ! Ils se retrouvèrent à quinze, affublés d'innombrables protections, à jouer à chat en roller, puis dans la piscine à faire des combats joutes et se portant les uns les autres sur les épaules. Toutes les filles allaient au cours de hip-hop et Amélie s'en fît des bonnes copines, qu'elle retrouvait ensuite sur la plage, pour mater. Le soir, pendant que tout le monde était au spectacle, elle faisait de longues balades sur la plage avec Enrique, c'était leur petit moment à tous les deux. Puis ils rejoignaient leurs amis à la boîte où tous se bousculaient pour faire du Crazy Camel comme des cow-boys !

-----Amélie s'amusait beaucoup, mais sa relation avec Enrique l'intriguait quelque peu. Plusieurs fois, elle avait surpris le regard du jeune homme posé sur elle. Un regard ténébreux, tendre et insistant qui semblait vouloir percer les secrets de son c½ur. L'idée qu'Enrique puisse la connaître mieux qu'elle ne se connaissait elle-même l'effrayait et elle n'arrivait pas à déceler ce que les yeux de ce dernier cherchaient à lui dire. Elle s'étonna même d'avoir un pincement au c½ur lorsque sur la plage, Julia, Agathe et Lauriane ne cessaient de le regarder et le qualifiaient de beau gosse à croquer et de petit ami potentiel pour vacances de rêve...

-----Le troisième jour, Amélie rentra à son bungalow vers deux heures du matin, gentiment raccompagnée par Enrique, et ce soir là, elle eut beaucoup de mal à trouver le sommeil. Elle changeait sans cesse de position, se couvrait du drap pour le retirer au bout de cinq minutes, et elle ne pensait strictement à rien. Elle s'allongea sur le dos et fixa le plafond les yeux grands ouverts, elle luttait pour ne pas qu'ils se referment et la fatigue finit par l'emporter. Ce n'était pas son truc de compter les moutons !

# Online seit Freitag, 04. August, 2006 um 12:14

Geändert am Donnerstag, 10. August, 2006 um 04:56

Chapitre 7 ... >2<

-----Le lendemain matin, Amélie fut réveillée par des coups frappés à la porte du bungalow. Elle se tourna vers le lit de son frère et ne vit qu'une grosse masse cachée sous les couvertures. Enzo ne semblait pas décidé à aller ouvrir. Alors elle se leva et se dirigea vers la porte en baillant.

-----Elle sursauta en apercevant la mine radieuse d'Enrique derrière la porte.
-----− Salut, cocotte !
-----− Rico ? Mais qu'est c'que tu fais ici ? T'as vu l'heure qu'il est !
-----− Justement il est déjà onze heures ! Bon tu m'faits entrer ou tu comptes me laisser sur le pas de la porte ?
-----− J'suis pas vraiment en état te recevoir !
-----− Et bah alors, fallait se lever plus tôt !

-----Sur ce, Enrique poussa la porte. Amélie ne résista même pas et le laissa entrer. Il regarda Amélie pendant un instant et sourit.
-----− Moi j'te trouve plutôt sexy au réveil ! dit-il taquin.
-----Les cheveux d'Amélie étaient coiffés en palmier et ses boucles lui tombaient maintenant tout autour de la tête, un tee-shirt XXL orné d'un lémurien lui faisait office de pyjama et recouvrait sa culotte violette à petits c½urs. Plus sexy, tu meurs !

-----La jeune fille alla s'asseoir sur son lit, bientôt rejointe par Enrique.
-----− Dis, on va pas réveiller ton frère si on reste là ?
-----− Lui ? Même un bombardement ne le réveillerait pas !
-----Tous deux sourirent à cette remarque.

-----− Oh tu sais quoi ? commença Enrique, ce matin quand je suis arrivé au resto pour le p'tit dèj, j'ai trouvé nos parents assis à la même table ! Et ces nuls ne s'étaient même pas reconnus ! Quand j'me suis assis et que tout le monde a fait le rapprochement, c'est devenu la foire ! Nos mères n'arrêtaient pas de pousser des petits cris et elles se sont mises à parler, parler, parler ! De vraies pies !
-----Amélie rigola.

-----− Hé mais comment t'as su que j'étais là moi ?
-----− J't'ai attendu au resto tu penses bien, mais t'es pas venue et je commençais à en avoir marre des mères qui jacassaient alors j'ai demandé à ton père où tu étais, et il a dit que comme il t'avait pas encore vu, tu devais certainement être encore au bungalow, donc me voilà !

-----Pendant qu'Enrique parlait, Amélie s'était allongée sur le lit, dans le sens de la largeur. Elle ne disait rien. Enrique s'allongea à côté d'elle et demanda :
-----− À quoi tu penses ?

-----La jeune fille se tourna vers Enrique et se redressa légèrement.
-----− Je me dis que tu es complètement taré de venir me réveiller uniquement pour me dire que nos mères sont des pipelettes ! Ça fait seize ans que j'suis au courant !

-----Enrique poussa Amélie, se leva et se dirigea vers la porte en feignant d'être vexé.
-----− J'étais venu ici, à la base, pour te proposer d'aller faire une balade en chameau, mais puisque tu n'as pas l'air intéressée...

-----Amélie se redressa immédiatement.
-----− Une balade en chameau ?! Mais fallait l'dire tout de suite !

-----À ces mots, elle se leva et couru dans la salle de bain. Elle réapparut huit minutes plus tard, toute enroulée de serviettes. Ses longs cheveux drapaient ses épaules d'une couverture de boucles et une multitude de gouttelettes ruisselaient encore sur ses jambes.
-----− Faut-il une tenue spéciale ? demanda-t-elle.
-----− J'te conseille juste d'éviter les tongs, tu risques de les perdre!

# Online seit Mittwoch, 16. August, 2006 um 06:56

Chapitre 7 ... >3<

-----Depuis le lit d'Amélie où il était retourné s'asseoir, Enrique imita le chameau, faisant mourir de rire la jeune fille. Puis cette dernière se mit à farfouiller dans son armoire. Elle en sortit un short kaki et un top jaune flashy.

-----Tenant fermement la serviette d'une main, Amélie entreprit d'enfiler le bas de son maillot de bain militaire ; puis elle passa le short. Fixant la serviette au niveau de la poitrine, elle réussit à attacher le haut du bikini autour de son cou, mais pour attacher les deux autres ficelles, elle n'avait d'autre choix que de retirer la serviette.
-----− Enrique, caches tes yeux ! cria-t-elle, je mets mon maillot de bain !

-----Le jeune homme observa, d'un ½il amusé, Amélie coincer ses longs cheveux dans les ficelles pendant qu'elle tentait de faire les n½uds. Elle se dandinait en pestant, et Enrique ne put réprimer un fou rire.
-----− Besoin d'aide ?

-----Il s'approcha de la jeune fille et chercha ses mains à travers son rideau de boucles, mais celle-ci se retourna vers lui telle une furie.
-----− N'essai pas de me violer, vicieux !

-----Elle fronça ses petits yeux pour lui faire peur mais ça ne le fit que rire de plus belle.
-----− Faire les n½uds des maillots de bain, ça me connaît tu sais ! se vanta Enrique, je suis un pro dans ce domaine !
-----− Je n'en doute pas... répondit Amélie, ironique.
-----− Bon retourne toi.
-----− Tu fermes les yeux, alors !
-----− Faire un n½ud les yeux fermés, à la rigueur, mais retrouver deux minuscules ficelles à travers tes cheveux les yeux fermés, non je peux pas ! Il faut que je les garde ouverts, grands ouverts même...
-----− Hors de questions !

-----Tous deux se regardèrent un instant, puis rigolèrent ; la situation était d'une telle ironie !
-----− Bon, alors toi tu tiens mes cheveux, et moi je fais le n½ud, reprit Amélie.

-----Enrique acquiesça d'un sourire espiègle.
-----− D'accord !
-----− Mais tu fermes les yeux !
-----− Bon d'accord.

-----Il faisait un peu la moue, une moue taquine, une moue malicieuse qui n'appartenait qu'à lui.

-----Il frôla de ses mains les épaules d'Amélie et glissa ses doigts dans ses cheveux d'un geste très tendre. Lentement il souleva les longues boucles de la jeune fille qui frissonna devant tant de douceur.
Certaines mèches s'étaient coincées dans le n½ud préalablement fait et Enrique prit soin de les retirer doucement pour ne pas faire mal à son amie.

-----− Mais qu'est ce que vous foutez tout les deux ?! dit une voix bourrue derrière eux.

-----Les deux adolescents se retournèrent pour voir Enzo, les cheveux en bataille et la voix pâteuse, émerger des couvertures. Ils ne prirent même pas la peine de lui répondre et finirent rapidement de démêler le maillot d'Amélie. La jeune fille termina de se préparer et ils partirent.

# Online seit Mittwoch, 16. August, 2006 um 12:32

Chapitre 7 ... >4<

-----L'organisation qui proposait les balades en chameau se trouvait juste en face du club. Les deux adolescents s'y rendirent tout excités mais on leur expliqua qu'il ne restait qu'un seul chameau de libre, tous les autres étaient déjà partis en balade.

-----Enrique se tourna vers Amélie et prit l'air distingué des seigneurs de la cour :
-----− J'ose espérer, chère amie, que ça ne vous dérange pas de partager votre humble monture avec moi !
-----− Ai-je vraiment le choix ? répondit Amélie sur le même ton.

-----Ils grimpèrent, non sans difficultés sur l'animal agenouillé et l'aventure commença. On conseilla à Enrique de tenir fermement la taille d'Amélie pendant que l'animal se levait. Il passa les bras autour de la jeune fille et la chatouilla mais leur éclat de rire se changea en hurlement quand le derrière de l'animal quitta soudainement le sol : il venait de déplier la moitié de ses pattes arrières. Le chameau resta le cul en l'air quelques secondes pendant lesquelles Enrique s'appuyait de tout son poids sur Amélie.
-----− Rico tu es lourd ! grimaça la jeune fille.

-----Une seconde plus tard, l'animal déplia la totalité de ses pattes avant. Ses pattes arrières n'étant dépliées que de moitié, c'est, cette fois, Amélie qui glissa vers Enrique.
-----− Je te retourne la remarque ! s'exclama Enrique en retenant son amie.

-----Le chameau finit de se lever, hissant les deux adolescents à plusieurs mètres du sol et leur offrant une position un peu plus confortable.

-----Les mouvements du chameau étaient réguliers mais tout nouveau pour les deux amis qui se cramponnaient en riant. Ils s'habituèrent en une dizaine de minutes et leurs corps ondulèrent au rythme de celui de l'animal.

-----Amélie sentait le corps d'Enrique, dont les bras entouraient toujours sa taille, tout contre le sien et son ventre se mit a papillonner au contact de sa peau...

# Online seit Donnerstag, 17. August, 2006 um 07:24

...

C'est vrai qu'il n'y a pas eu de suite depuis un moment, et je m'en excuse!!! J'ai eu un passage à vide avec cette histoire, les idées étaient là mais les mots ne sortaient pas! L'inspi est revenue et je me suis remise à écrire mais l'école à repris et je n'ai plus une minute à moi parce j'ai un rythme d'enfer pour aller au mycée! enfin bref on s'en fout chui pas là pour étaler ma vie!!! Je pourrais publier une petite suite ce soir mais elle est ridicule, elle ne fait pas beaucoup avancer les choses!!! Alors je préfère attendre la semaine prochaine, quand le texte sera un peu plus fourni pour vous le publier et vous faire vraiment plaisir!!! lol

Promis, dimanche soir prochain au plus tard!

Merci de vos encouragements et de votre fidélité!!!

..MéloOodie..

# Online seit Sonntag, 10. September, 2006 um 11:14