Chapitre 5 ... >2<

-----Amélie raconta ses retrouvailles avec Enrique, et la très sympathique soirée passée en sa compagnie.

-----− Et bah on pouvait les attendre longtemps nos cafés ! dit Ben à la fin du récit de sa fille.
-----− Désolée papa.

-----Puis on entendit une voix qui criait le prénom d'Amélie. Celle-ci leva la tête de la tartine qu'elle avait piquée à sa mère et vit Enrique, entouré d'un groupe d'adolescents, qui lui faisait des grands signes depuis l'entré du restaurant. Elle se leva et les rejoignit, sans trop se presser pour ne pas avoir l'air nunuche.

-----− Alors, bien dormie ? demanda-t-il lorsqu'elle arriva à sa hauteur.

-----Il déposa une bise sur sa joue et fit les présentations avec ceux qui l'accompagnaient.

-----− Mélie, voici Andy, Romain, Justine, Evan, Lauriane, Magali, Agathe, Lorenzo, Danny, Morgane et Alyssa. Heu... Tout l'monde, voici Amélie.

-----Tous saluèrent Amélie, mais chacun à sa manière, certains par un mot, d'autres par un sourire, puis ils se mirent en route.

-----− Heu... Où va-t-on ? demanda Amélie à Enrique, discrètement.
-----− Faire du canoë ! J'espère que tu te débrouilles mieux en canoë qu'en planche à voile !

-----La jeune fille rougit de honte.

-----− Je m'en sortirais ! assura-t-elle. Le canoë demande une technique beaucoup moins subtile que le windsurf pour ne pas tomber dans l'eau. Je saurais maîtriser le matériel cette fois ci !
-----− Tu ne crois pas si bien dire ! s'esclaffa Enrique.

# Online seit Donnerstag, 29. Juni, 2006 um 11:24

Geändert am Donnerstag, 10. August, 2006 um 04:42

Chapitre 5 ... >3<

Chapitre 5 ... >3<
-----Effectivement, Amélie ne croyait pas si bien dire ! Les adolescents s'amusèrent à se faire chavirer les uns les autres, ils firent dans des duels, debout sur leurs canoës avec leur rame pour seule arme. Amélie passa bien plus de temps dans l'eau qu'à bord de son canoë. Après une heure et demi de jeux diverses et originaux, la plupart des jeunes rentrèrent sur la plage pour aller se reposer à la piscine. Amélie et Enrique abandonnèrent Morgane et Danny, qui avaient visiblement envie d'aller faire un tour uniquement à deux, et partirent de leur côté. Amélie, les bras fatigués d'avoir du se hisser encore et encore sur son canoë, pagayait moins vite qu'Enrique. Ce dernier s'arrêta pour l'attendre et dit, moqueur :

-----− Alors, déjà fatiguée ?!
-----− Tu plaisantes ?! Je commençais seulement à m'amuser !

-----Enrique s'esclaffa. Ils pagayèrent tranquillement vers le petit palmier gonflable, qui indiquait la limite à ne pas dépasser en canoë. Ils avaient encore des tas de choses à se raconter, des tas de sujets à aborder, mais se retrouver de nouveau seuls après leur étrange soirée de la veille les mettait un peu mal à l'aise. Tout deux étaient conscients que huit ans les avaient séparés et que malgré le sentiment si fort qui les liait toujours, il leur faudrait s'apprivoiser, réapprendre à se connaître ; comme un jeux vidéo, qu'ils adoraient, mais auquel ils n'avaient pas joué depuis longtemps, il fallait un petit moment pour reprendre leurs marques et retrouver le plaisir de jouer. Juste le temps de se retrouver vraiment et après ils ne feraient plus qu'un, comme avant...

==> Photo: Ils sont censés être dans la mer! mais j'ai pas trouver mieux! dsl

# Online seit Donnerstag, 29. Juni, 2006 um 11:32

Geändert am Donnerstag, 10. August, 2006 um 04:43

Chapitre 5 ... >4<

-----Plus tard, bien plus tard, Amélie allongée sur son petit lit, pensait. Sa chambre était fraîche malgré la chaleur lourde et humide de cette fin d'après-midi, et elle pensait.

-----Après un ultime effort pour que son canoë atteigne la plage, elle s'était laissée tomber sur le sable tiède à l'ombre d'un cocotier, Enrique à ses côtés. Lui était là depuis déjà cinq jours d'où sa peau si joliment doré et il repartait quatre jours avant Amélie ce qui leur laissait encore deux semaines et un jour pour s'éclater. Ils avaient parlé longuement de tout ce qu'ils avaient la possibilité de faire, de tout ce qu'ils auraient envie faire, et de tout ce qu'ils comptaient vraiment faire. Ils avaient constaté avec ravissement que leurs goûts communs n'avaient pas changé et que de nouveaux venaient s'ajouter à la liste. Enrique avait parlé du club, qu'il connaissait maintenant dans ses moindres recoins, et des gens qu'il y avait rencontrés. Puis Amélie avait vu s'approcher Morgane et Danny qui leurs avaient proposés de déjeuner tous les quatre.

-----Durant le repas, elle avait apprit à les connaître et ne pouvait s'empêcher de les envier. Tous deux avaient dix huit et sortaient ensemble depuis presque un an et demi, l'oncle de Danny était propriétaire du club, Danny pouvait donc y passer des vacances gratuites et s'il négociait avec ruse, il pouvait même emmener des amis avec lui. Il avait raconté les mille et une stratégies qu'il avait fallu mettre au point pour que, finalement, les parents de Morgane la laissent partir quatre semaines avec son prince charmant. À leur tour, Amélie et Enrique avaient conté leur histoire, leur enfance, leurs bêtises, leur séparation, et maintenant leurs retrouvailles. Morgane, toute attendrie, avait lancé : « Je suis sûre que vous allez finir ensemble tous les deux ! ». Les deux adolescents en avaient avalé de travers ; Amélie sa gorgée d'eau et Enrique sa bouchée de pizza, ce qui avait provoqué l'hilarité de Danny.

-----Après avoir bien mangé, Danny s'était mit à dévorer sa belle des yeux, il était encore affamé, mais pas de nourriture, affamé d'elle, alors Amélie et Enrique avaient jugé bon de les laisser entre eux et avaient quitté le restaurant.

-----− Qu'est ce qu'on fait maintenant ? avait demandé Amélie.

-----Enrique avait réfléchi un instant puis, illuminé, il avait l'avait conduit à la salle où avait eut lieu le cours de hip-hop la veille.

-----− Un petit cours de danse de salon, ça te dit ?

-----Amélie avait été surprise de la proposition mais elle avait quand même suivi Enrique à l'intérieur. Une quinzaine de couples, de jeunes et de moins jeunes, dansaient quelque chose qui ressemblait à la valse, ou du moins qui essayait d'y ressembler.

-----− Chère amie, me feriez-vous l'honneur d'une danse ?

-----Et sans attendre sa réponse, Enrique avait prit la taille d'Amélie et s'était mis à la faire tourner dans tous les sens. On aurait dit deux mongols au milieu d'un bal mais tout deux s'étaient amusés comme des fous. Ils avaient tourné, rigolé, sauté, rigolé, et tourné encore, jusqu'à ce que la soif ait eut raison de l'amusement. Alors, ils étaient allés se rafraîchir au bar et Amélie avait abandonné Enrique pour une petite sieste.
Chapitre 5 ... >4<

# Online seit Sonntag, 09. Juli, 2006 um 06:09

Geändert am Montag, 23. Juli, 2007 um 16:12

Chapitre 5 ... >5<

-----Et elle était là, allongée sur son lit de camp à fixer le plafond blanc, elle pensait. Elle pensait à tout et à rien en même temps, elle pensait à Enrique, au Enrique dont elle se souvenait, au Enrique qu'elle redécouvrait. Elle pensait à Morgane qui, aussi irréel que cela puisse paraître, était persuadée qu'ils finiraient ensembles. Elle se prit même à penser à Evy ; Evy, son parfait contraire et pourtant son amie la plus proche.

-----Evy était blonde, avec des mèches de différents tons bruns. Ses cheveux lisses lui arrivaient à peine en dessous des oreilles, et une grande mèche coupait son front d'une jolie frange, très tendance. Parfois elle se renversait la moitié d'un pot de gel sur la tête pour se faire des piques, très punkie. Evy était de taille normal, ni trop grande, ni trop petite, elle avait une petite poitrine et une taille de guêpe.

-----Evy était drôle, attachante, bruyante, indiscrète, naïve, touchante, elle pouvait être exécrable, mais Evy était sincère. Evy aimait les endroits très fréquentés tandis Mélie préférait sa bandes amis. Evy marchait vite quand Mélie prenait son temps. Evy dansait, chantait et criait, tandis que Mélie rêvait. Evy était arrogante quand Mélie était insolente. Evy était une chance et Mélie un rêve. Evy parlait fort et voulait qu'on la remarque, mais c'est sur Mélie que tous les regards se posaient. Evy était une croqueuse d'hommes, Mélie, elle, les savourait.

-----Quand elle n'était pas avec elle, Mélie pensait souvent à Evy. Enfin, disons plutôt qu'elle pensait à ce que penserait Evy si elle était là. Qu'est ce qu'Evy penserait d'Enrique. Amélie n'eut pas de mal à répondre à cette question. Evy le trouverait beau à tomber et élaborerait immédiatement une demi douzaine de plans pour le capturer. À cette pensée, Amélie sourit. Evy avait beau être joyeuse, volontaire et pleine d'entrain, c'était la personne la plus timide qu'Amélie connaisse. Une timidité très contradictoire avec son caractère mais pourtant bien réelle. Evy s'arrangeait toujours, par mille tactiques et stratégies, pour qu'on vienne à elle sans qu'elle ait besoin de s'approcher. Evy ne savait pas s'approcher...

-----Si elle était là, Evy aurait dit à Amélie de se lever immédiatement et de rejoindre Enrique pour s'amuser jusqu'à ce que ses jambes ne puissent plus la porter, elle lui aurait dit qu'elle avait une chance folle d'avoir retrouver son Rico et qu'il fallait qu'elle en profite tant qu'il en était encore tant. Oui, elle lui aurait dit qu'elle avait de la chance, beaucoup de chance... Le destin avait enlevé Enrique à Amélie et sa maman à Evy. Evy savait que Dieu ne lui rendrait pas sa mère, mais il avait rendu Rico à Mélie, alors il fallait qu'elle en profite.

-----En profiter... C'est exactement ce qu'elle aurait dit.

# Online seit Sonntag, 09. Juli, 2006 um 06:11

Geändert am Donnerstag, 10. August, 2006 um 04:45

Chapitre 5 ... >6<

-----Alors Amélie sauta sur ses pieds, s'apprêtant à profiter du temps qui passait toujours trop vite, mais elle s'était levé trop rapidement et sa tête lui tourna. Elle s'assit un instant pour reprendre ses esprits. « Quelle idiote ! » dit-elle tout haut. Elle se releva plus lentement et regarda sa montre qui indiquait déjà dix-sept heures trente. Elle se sentait soudain pleine d'une énergie nouvelle et pour une fois, rien qu'une seule fois, elle allait faire ce qu'Evy lui avait dit de faire.

-----Elle se dirigea vers la porte du bungalow et aperçut son reflet sur le miroir de la penderie. Ce qui, il y a quelques heures encore, ressemblait à une tresse avait, à l'évidence, changé radicalement d'aspect, sa jupe était tachée de vinaigrette et son dos nu sentait la mer. Amélie prit donc soin de se doucher avant de sortir. Elle se glissa dans un jean noir, enfila un tee-shirt décolleté blanc, remonta une partie de sa chevelure en queue de cheval, fixa une orchidée à son élastique et chaussa ses baskets blanches.

-----Elle allait quitter la chambre quand Enzo fit son entrée, suivit d'une grande blonde au sourire béat.

-----− Salut, lança-t-il d'un air détaché.

-----Amélie les regarda s'installer sur le lit.

-----− T'avais dit que tu ramènerais personne quand je serais là !

-----Sa voix trahissait son agacement, elle détestait quand quelqu'un ne se tenait pas à sa parole. Enzo la toisa un instant avant de répliquer.

-----− Mais tu comptes partir là, donc je te gêne pas.

-----Amélie partit sans un mot de plus, le claquement de la porte traduisit son énervement.

# Online seit Dienstag, 11. Juli, 2006 um 07:12

Geändert am Donnerstag, 10. August, 2006 um 04:47