-----Amélie était restée quatre jours à Paris avant de s'envoler vers la Tunisie et elle les avait passés à faire les magasins avec sa maman. Un point commun indéniable entre la mère et la fille : l'amour du shopping ! Elles n'avaient eu véritablement que deux jours d'errance à travers les allées de boutiques parisiennes mais ça leur avait largement suffit pour se refaire une garde robe ! Le premier jour, c'est-à-dire après l'atterrissage, elles l'avaient passé à dormir : les douze heures de vol les avaient épuisées. Le deuxième jour, shopping à la Défense à la recherche du maillot de bain idéal pour être vues de tous sur la plage ! Troisième jour, déambulage dans les galeries La Fayette afin de faire le plein du nécessaire à la survie de toute femme qui se respecte, à savoir miroir de poche, brosse de poche, crème solaire, lunettes de soleil, et paréos, pour être éclatante le jour et maquillage, pour être piquante la nuit... Et quatrième jour, opération « redonner un semblant de vie à l'appart d'Enzo » qui en seulement trois jours de squattage ressemblait à un champ de bataille !
-----Et les voila qui atterrissent, quelques heures plus tard, dans le petit aéroport de Djerba. Un car les emmena jusqu'au club et Amélie profita des deux heures de trajet pour dormir un peu. Elle sommeillait paisiblement, bercée par les mouvements du véhicule quand des exclamations lui firent ouvrir les yeux. Elle se tourna vers l'enfant assit dans la rangée d'à côté. Le petit bonhomme poussait des « Oh » et des « Ah » admiratifs en pointant le ciel de ses doigts minuscules. Amélie observa le ciel de sa fenêtre et fut elle aussi fascinée par le spectacle ; le soleil se couchait dans un dégradé de jaune orangé et éclairait encore quelques parcelles de terres de ses rayons dorés...
-----Le car roulait sur une route qui traversait de grandes plaines de terre asséchées par la chaleur et parsemées ça et là d'arbres presque nus. Il y avait quelques maisons peintes exclusivement de bleu et de blanc, ce qui leur donnait un aspect calme et apaisant...Puis le décor si doux de la nature changea et devint celui d'une ville comme tant d'autres. Des néons de restaurants, de boîtes de nuits, de casinos, et d'hôtels brillaient de toutes parts. Enfin, le car franchit un grand portail bleu portant l'enseigne La Rose des Sables. Ils étaient arrivés...